|
Crashday, un titre très évocateur, et qui parle à la
place du jeu avant même de l'avoir ouvert, voici le dernier né des jeux
de voiture édités par Atari. Orienté arcade à 200%, Crashday est un
jeu sans concession qui privilégie avant tout le fun et l'action. Un peu
à la manière d'un FlatOut, ne vous souciez pas des règles de bonne
conduite si vous souhaitez l'emporter !
Si le nom de Crashday est déjà très évocateur quand
au type de course que l'on s'attend à découvrir, la jaquette du jeu ne
laisse pour sa part plus aucun doute planer. Présentant des tas de tôles
froissés équipés de mitrailleuses, des loopings, et des tremplins, vous
en déduirez rapidement que la meilleure philosophie à adopter dans
Crashday est celle du bourrin qui fonce dans tout ce qui bouge. Et pour
mettre en avant vos talents de démolisseur, de nombreux modes de jeu vous
sont proposés, conférant au jeu une durée de vie raisonnable, pour peu
que l'on accroche au principe, et que la prise en main des voitures ne
vous ait pas découragé.
Traditionnellement présent dans la plupart des jeux,
le mode "Partie simple" vous permet de sélectionner une
épreuve et une voiture pour vous retrouver rapidement sur la route face
à des adversaires contrôlés par l'ordinateur. Sept types de parties
sont disponibles, comme, par exemple, les épreuves "Stunt Show"
(cascade), "Wrecking Match" (match à mort), ou encore "Hold
the Flag" (capture du drapeau) pour n'en citer que quelques unes. On
y trouve également un mode "Mini jeux" qui regroupe des défis
assez basiques, et pas vraiment passionnants à la longue (saut en
longueur, explosion, course aux points de contrôle). Dernier mode solo
présent dans Crashday, l'incontournable mode "Carrière", qui
permet de débloquer des voitures, des pièces détachées, et une partie
du contenu du jeu qui pourra être utilisé dans les autres modes. Le but
est alors de monter les échelons au fil des épreuves, afin de pouvoir amasser
de l'argent et des points de respect, avant de remporter la finale et de
devenir le champion de Crashday. Malheureusement, on regrettera dans ce
mode que la difficulté du jeu ne soit pas mieux balancée. En effet,
certaines épreuves seront très faciles à remporter, même une fois bien
avancé dans le jeu, alors que vous aurez buté 10 minutes avant sur une manche de la
catégorie inférieure, en vous y reprenant à plusieurs fois avant de la
gagner. Une évolution de la difficulté imposée au joueur mieux gérée
aurait été appréciée, d'autant plus qu'il vous sera impossible de
progresser plus loin si vous ne finissez pas l'une des manches de la
catégorie en cours.
En plus de ces modes solo, Crashday propose également
un mode multijoueur en Lan ou via le Net, où huit joueurs pourront
s'affronter simultanément. Les épreuves proposées par le jeu deviennent
alors bien plus intéressantes que lorsque l'on joue contre l'ordinateur.
Pour une fois que le but d'un jeu de voiture est de "pourrir"
l'adversaire, tout le monde s'en donne à coeur joie lors de ces parties
en réseau. Un seul mot d'ordre : pas de quartier ! Pour finir, lorsque
l'envie de vous calmer pendant 5 minutes vous prendra, l'éditeur de
circuit vous permettant de construire vos propres maps, ainsi que le mode
"Ralentis" vous offriront une pause bien méritée.
Si Crashday a pour objectif d'offrir du fun et de
l'action à outrance, force est de constater que le premier point, non
négligeable, n'est pas vraiment au rendez-vous au début. Le comportement
des voitures est en grande partie responsable de cette prise en main assez
désagréable du jeu. Là où l'on s'attend à avoir une voiture
répondant au doigt et à l'oeil à nos sollicitation, arcade oblige, les
développeurs nous livre au final des bolides aux réactions bizarres et
souvent surprenantes. Si tout se passe à peu prêt bien quand elles
restent sur leur 4 roues, les sauts se révèlent rapidement impossible à
contrôler. Ainsi, il est fortement déconseillé de modifier votre
trajectoire en plein vol, à moins que votre but soit de vous écraser
lamentablement contre le premier obstacle venu, action à éviter de
préférence lors d'une course. Il arrive également d'avoir la mauvaise surprise
d'être stoppé par un objet indestructible, alors que l'on vient d'en
mettre un en pièce d'une taille bien plus conséquente et plus solide en
réalité. Quitte à jouer dans ce registre, les développeurs de Crashday
auraient dû aller au bout de leurs convictions en offrant au joueur la
possibilité de détruire tout ce qui peut l'être. Enfin, on relèvera
une sensation de vitesse quasiment inexistante, ce qui amplifie d'autant
plus le manque de pèche des premières voitures accessibles. Seul l'usage
de la nitro pourra vous donner l'impression de ne pas être au volant
d'une 2CV montant un col de haute montagne avec le vent de face ...
D'un point de vue technique, Crashday s'en sort
heureusement assez bien. Pas encore prétendant au titre de plus beau jeu
de l'année, Crashday demeure cependant agréable à l'oeil. Les
décors sont bien travaillés, et de nombreux objets destructibles
entourent la piste. Les voitures se révèlent être assez bien
modélisées dans l'ensemble, mais on peu reprocher aux textures un manque
de finesse, surtout en vue interne. Enfin, le rendu des explosions, des
reflets du soleil, et des bris de carrosserie fait appel aux nombreuses
possibilités de DirectX 9 dans ce domaine, et offre au final une qualité très
satisfaisante. Du côté des sons, Crashday n'est pas vraiment un maître
en la matière, et se contente de bruits de moteur un peu trop neutres et
trop discrets. Les effets sonores utilisés pour simuler le crissement des
pneus, les collisions, et les explosions sont un peu plus convaincant.
Pour conclure, Crashday est typiquement le jeu qui va
diviser les avis en deux catégories : ceux qui adorent, et ceux qui
détestent. Le style du jeu y est pour beaucoup, puisque ne demandant pas
vraiment de faire preuve de finesse, il faudra adhérer sans concession à
la conduite tout en force. Mais pour ceux qui apprécieront ce côté
"bourrin" du titre, Crashday devrait savoir leur offrir ce
qu'ils cherchent, en solo, et plus encore en multijoueur.
Pour découvrir le jeu en images, n'oubliez pas de
consulter les screenshots
réalisés lors du test de Crashday !
Points positifs :
- effets graphiques de bonne qualité
- présence d'un éditeur de circuits
- mode multijoueur pour encore plus d'action
- diversité des modes de jeu
|
|
Points négatifs :
- difficulté mal balancée
- gameplay parfois surprenant
- sensation de vitesse inexistante |
Note : 11/20 |
|
Par Webmaster |
|
|
Editeur : Atari
Développeur : Moon
Byte Studios
Site : Crashday
Format : PC
Sortie : 24 février 2006 (PC)
Configuration minimum :
- Windows 2000, XP
- Processeur Pentium IV ou AMD Athlon à 1,5 GHz
- 512 Mo RAM
- Carte graphique 64 Mo compatible avec DirectX 8.1
- Carte son compatible DirectX 8.1
- 1 Go d'espace libre sur le disque dur
- Lecteur CD 32x
- DirectX 9.0c
Configuration conseillée :
- Windows 2000, XP
- Processeur Pentium IV ou AMD Athlon à 2,5 GHz
- 1024 Mo RAM
- Carte graphique 256 Mo compatible avec DirectX 9.0
- Carte son compatible DirectX 9.0
- 1 Go d'espace libre sur le disque dur
- Lecteur CD 32x
- DirectX 9.0c






Plus
d'images ...
|